SAMEDI - Alès/Toulon, 427km
On déboule tôt au circuit car les horaires des différentes sessions n'ont pas été affichés la veille (petit souvenir de l'époque où c'était comme ça tous les jours !).
Mauvaise nouvelle, les Classiques courent entre elles et passent en dernier, à 11h00 : ça fiche en l'air mon rêve d'arriver suffisamment tôt à Toulon pour profiter une dernière fois du salon de la moto sur les plages du Mourillon, et même de faire une trempette dans la Méditerranée.
Par contre ça va me permettre de tenter d'améliorer la carburation. Ras le bol de me trainer, je suis prêt à prendre le risque d'un serrage mais je veux essayer quelque chose.
J'ai fait un premier arrêt-carbu à Albi et j'ai trouvé une bougie couleur "rouille" (voir la question posée ici par Réchoub). Suite à la suspicion de joint de culasse HS, j'ai resserré suivant les conseils de Claude, mais je n'ai pas voulu changer les gicleurs, trop de fatigue, pas assez de temps, trop noire la nuit. Là , j'ai une heure et demie devant moi et un super bout de route déserte à la porte du circuit.
Premier essai en retirant le manchon de filtre à air (appauvrissement). Pas mieux : comme avant ça commence à couper vers 8500. En insistant en 3ième ça monte lentement, par saccades, jusqu'à 10500.
Deuxième essai, cette fois pour un vrai arrêt-carbu, full gaz fond de 4 pendant au moins 30 s, ha haa, tu vas voir ma {censuré} qui c'est qui commande, T'AS QU'A BOUFFER TES SEGMENTS SI T'ES PAS CONTENTE J'EN AI RIEN A FOUTRE !!!!!
Zou, débrayage et coupe-circuit, je finis sur l'élan jusqu'à un petit parking que j'ai repéré. Je garde les gants pour ne pas me brûler et je démonte la bougie droite : toute noire et grasse, trop riche. Je dévisse la gauche, celle qui était couleur rouille avant-hier soir : elle est gris-clair et sèche, trop pauvre ?! FOUTCH', qu'est ce que c'est que ce bazar ?!
Remontage et retour au parc. Il me reste 45 min avant ma série. Je décide de remplacer les gicleurs : je suis en 260, je vais mettre un 250 à droite et un 270 à gauche, c'est pas orthodoxe mais tant pis. Mon père sors les outils et on se prend chacun un coté avec Joffrey en s'échangeant les outils par en dessous. Les minutes tournent, les carbus sont sortis, on retire les cuves, on vérifie bien qu'on est pas en train de se gourer de coté en remplaçant les gicleurs, on remonte. Pourvu que ces grblmblr de manchons de filtre à air ne se foutent pas en traviole, ça m'est arrivé de m'y reprendre à trois fois quand ils sont mal lunés. Mais les deux se mettent en place sans problème et on finit le remontage juste dans les temps. Pas le temps pour un essai, juste un grand coup de gaz au point mort... et ça ratatouille toujours ...
Direction la pré-grille. Tiens, les concurrents Classiques du rallye "Alès-Toulon" débutent leurs 3 jours de course en participant à notre série. Il y a Stéphane Guéguin et son incroyable 250 TDR à 100 000 dollars.
C'est parti pour le tour de formation. C'est bon, les trajectoires vues en stage me reviennent aussitôt. Rien de changé par contre coté moteur, ni pire ni mieux. Arrêt sur la grille (3ième ligne) et départ ligne par ligne pour le tour de chauffe. J'y vais à bloc pour chauffer les pneus et me mettre en condition. Ceux qui ne connaissent pas le circuit se baladent de gauche à droite comme des chiens truffiers, je manque de couper en deux une 500 XT qui traverse la piste pour se replacer ! Retour sur la grille de départ, sous les feux rouges.
Mon Lolo, va falloir te cracher dans les pognes pour pas être ridicule avec ton "poumon" !